C comme… Chat

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Dès l’instant où ils ont émergé de la nature sauvage pour forger leurs liens prudents avec les humains, ils ont en grande partie défini les conditions de leur domestication. Pour le plus grand bonheur de leurs admirateurs, le sauvage et le dompté cohabitent en eux dans un accord tortueux et paradoxal.
Le chat est un symbole important quoique ambivalent. Il est porteur de symboles opposés entre féminité et maléfices.

De mauvaise augure au Japon, il est le seul (avec le serpent) à ne pas s’émouvoir à la mort du Bouddha indien.

Il est symbole de péché, notamment de péché sensuel, dans la Kabbale juive et dans l’iconographie chrétienne.
Dans le monde chrétien, le chat est le versant sombre de la féminité : rusé, imprévisible, inquiétant.
Rôdant dans les ruelles obscures en se livrant à de bruyants ébats lubriques, volant l’âme des morts ou le souffle des nouveaux-nés, les chats étaient les compagnons des sorcières et soumis à une persécution frénétique.

De ces traits négatifs est née la mauvaise réputation du chat. Quand de plus il est noir, il annonce l’obscurité et la mort.

chat_noir_courantDans l’islam, le chat est un animal magique, surtout s’il est noir. Il possède sept vies et peut être la forme choisie par les djinns pour se manifester dans le monde.

En même temps, sa beauté sensuelle en fait un symbole de lascivité.chat_gris
Sur un blason, un chat est l’emblème de la liberté.

Dans la mythologie gréco-romaine, le chat est associé à des déesses lunaires comme Artémis.

bastetDans la religion égyptienne, il est l’attribut de la déesse Bastet, celle qui terrasse les puissances du mal et qui symbolise le plaisir, la sécurité pour le foyer et la fertilité.
Les chats sont ainsi l’objet d’une vénération toute particulière chez les Egyptiens, qui les momifiaient dans de petits sarcophages.
Les parents consacraient leur progéniture à Bastet : le prêtre faisait une incision sur le bras de l’enfant, dans laquelle il versait quelques gouttes de sang de chat.

Rê, le dieu solaire de l’ancienne égypte, pouvait se manifester sous la forme d’un chat féroce et tuer d’un coup de patte fatal Apophis, le serpent du chaos primordial.

Les monastères bouddhistes recueillaient les chats parce qu’ils protégeaient les textes sacrés contre le rongement destructeur des souris mais également en tant que compagnon discrets qui partageaient leur capacité à l’introversion paisible et ordonné.

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