D comme… Danse

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La danse, avec ses mouvements du corps, ses règles et son rythme est un langage qui a précédé les mots et l’écriture.

kokopelli_sur_pierre_amerique_sudDepuis l’âge de pierre, la danse revêt un sens magique ou religieux dans les sociétés primitives.
La danse imitait les grands phénomènes de la nature, figurait le Ciel et la Terre, les océans, les arbres et les animaux.
Danse figurative, elle représente les évènements espérés : pluie, succès de la chasse, victoire…
En dansant, les hommes et les femmes racontaient leur histoire et surtout leurs légendes mythiques, les aventures et mésaventures de leurs dieux.

La danse fut tout naturellement rituelle et sacrée, car elle était religieuse.
Elle permettait aux membres d’un peuple de se rassembler et de partager des émotions communes qui les reliaient les uns aux autres.

La danse peut également être initiatique et accompagner des rites de passage marquant des moments capitaux dans la vie des êtres humains : initiation, mariage, et mort…
Ainsi, la danse participe aux préparatifs rituels des fiancés, comme aux cortèges.
Les danses exécutaient lors de rituels funèbres sont destinées à chasser l’âme du défunt et à favoriser son voyage dans l’au-delà.

africain_masqueLes danses extatiques ou mythiques sont fort anciennes et répandues et conduisent les exécutants à communiquer avec les esprits supérieurs.
Ainsi, le chaman recherche l’extase dans la danse dans un but précis : guérison, pluie, fertilité….
Il devient médiateur entre les dieux et les hommes en entreprenant un voyage dans les méandres de l’au-delà, guidé par un animal.
Aux Antilles, les esprits investissent le corps des adeptes du culte animiste vaudou, qui exécutent alors en état de transe des danses de possessions.
Dans l’Antiquité, l’exaltation orgiaque, l’ivresse de l’âme s’emparaient de ceux qui dansaient pour la déesse Hathor, en Égypte, ou pour Dionysos, en Grèce.

Dans les religions monothéiste, la danse symbolise plutôt une élévation de l’âme vers le divin. L’Ancien Testament loue la dimension festive et religieuse de la danse.
Dans le monde islamique, les derviches tourneurs vivent, grâce à la danse, – symbole de l’adhésion de l’esprit à Dieu – d’intenses moments de spiritualité. Ils effectuent leur tournoiement les bras en croix, la paume de la main droite tournée vers le haut, et celle de la main gauche vers le bas, afin de répandre sur terre les bénédictions reçues du ciel.

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En raison de son caractère primitif et barbare, qui traduit les caractères et les passions, la danse fut longtemps condamnée par l’Église catholique. Au Moyen-Âge, en Occident, et ce malgré les interdits de l’Église, la pratique de la danse se généralise pour célébrer un évènement heureux, qu’il soit personnel ou collectif.
La fête et la danse permettent d’échapper pour quelques instants à la monotonie de l’existence et à la rigueur du labeur quotidien.

Le répertoire des bals a toujours fait la part belle aux rondes et farandoles qui accueillent, en effet, tous les membres du groupe.
Au XVe siècle, dans le cadre du bal de cour, la danse est une cérémonie plus qu’un divertissement, où il s’agit de paraître et faire bonne figure. Les danses collectives suivies de suite de danse à deux symbolisent la hiérarchie des personnes.
Au XVIIIe siècle, la danse de salon permet encore l’échange de partenaires mais au cours du XIXe siècle, le couple de danseurs se renferme sur lui-même.

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