Dionysos

dionysossemele-2Né à Thèbes, Dionysos est le fils de Zeus et d’une princesse thébaine, Sémélé. Il est l’unique dieu dont les parents ne sont pas tous deux divins.

Follement amoureux de Sémélé, Zeus jura sur le Styx (serment que même lui ne peut rompre) de lui accorder tout ce qu’elle demanderait. Perfidement inspirée par Héra jalouse, Sémélé souhaita voir son amant Zeus dans sa splendeur de Souverain des Cieux et de la Foudre.
Ayant juré sur le Styx, Zeus se présenta à Sémélé sur son char étincelant de foudre. Elle succomba et disparut dans le brasier mais Zeus put lui arracher son enfant à naître et le placa dans sa cuisse jusqu’à sa venue au monde.
Les qualités nutritives du sang de Zeus permirent une maturité rapide du bébé mais surtout rendirent l’enfant immortel.

Son histoire est une longue quête pour prouver sa légitimé. Sans cesse Dionysos doit lutter contre ceux qui refusent de l’accueillir et de le reconnaître comme un dieu.
Il est exilé dès sa naissance en Orient par Zeus pour éviter de subir la jalousie d’Héra.
Son voyage de retour vers la Grèce est ponctué de vengeances envers ceux qui refusent de reconnaître en lui un dieu.

Un jour, voulant traverser la mer Égée, Dionysos embarqua sur un navire, dont l’équipage était des pirates étrusques. Ceux-ci pensèrent, en voyant la belle apparence du jeune homme, pouvoir s’en emparer et obtenir une importante rançon auprès de ses parents. Lorsqu’ils voulurent l’attacher, les cordages refusèrent de se laisser nouer et le navire se trouva immobilisé par l’invasion exubérante des deux plantes emblématiques de Dionysos : le lierre et la vigne. Lorsque enfin le dieu du vin se transforma en lion, l’équipage effrayé se jeta à l’eau et chacun des pirate se transforma en dauphin.

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Au cours de ses errances, Dionysos aborda l’île de Naxos et rencontra Ariane, une princesse de Crète qui avait été abandonnée sur le rivage de l’île par Thésée, prince athénien qu’elle avait sauvé du labyrinthe. Dionysos lui vint en aide, devint amoureux et l’épousa.

Il pensait toujours à sa mère qu’il n’avait pas connu; Il désirait ardemment la voir, aussi descendit-il dans le monde souterrain pour l’y chercher. L’ayant trouvé, il défia le pouvoir de la Mort qui finit par céder. Dionysos emmena sa mère et la fit pénétrer dans l’Olympe. Les dieux consentirent à l’accepter parmi eux car elle était la mère d’un dieu.

bacchanteLes Ménades ou « Bacchantes » étaient des femmes rendues délirantes par le vin. Rien ne pouvait les arrêter. Elles mettaient en pièces les animaux sauvages et en dévoraient les lambeaux de chair sanglants. Ces nymphes folles n’avaient pas de temples. La nature inculte, les montagnes sauvages et les forêts profondes leur en tenaient lieu. Là, Dionysos les nourrissaient et les abreuvaient. Les Ménades célébraient ainsi un culte libre et joyeux où l’on se laissait aller au délire de la musique, de la danse et de la boisson.

La nature de Dionysos est ambivalente : dieu bienveillant de la végétation luxuriante, il se montre implacable dans sa vengeance et cruel envers ses détracteurs.

Dionysos se rendit à Thébes, la ville dont était issue sa mère, pour y instaurer son culte.
Il était suivi d’une troupe de femmes, les Bacchantes, vêtues de dépouilles d’animaux. Elles dansaient et chantaient des choeurs exultants.

Penthée, roi de Thébes et cousin de Dionysos (mais l’ignorant) interdit à son peuple de se livrer aux Bacchanales, fêtes en l’honneur de Dionysos où les participants, essentiellement des femmes, étaient en proie à un délire mystique.
Pour se venger, Dionysos rendit folle Agavé, la mère de Penthée, ainsi que ses soeurs. Elles rejoignirent les Ménades réfugiées dans la montagne. Penthée partit à leur recherche. Elles le prirent pour un lion des montagnes et se jettèrent sur lui, sa mère la première, pour l’abattre. Elles le mirent en pièce et alors seulement, le dieu leur rendit la raison et la mère de Penthée vit ce qu’elle avait fait.

Partout il enseigna aux hommes l’art de cultiver la vigne et aussi les mystères de son culte.
Dieu de la vigne et du lierre, les plantes qui enivrent, il est aussi honoré comme dieu du théâtre.

Tout un chacun participait aux rites de sa fête solennelle. Elle avait lieu en septembre, quand les pampres font leur apparition, et durait pendant cinq jours. C’était un temps de paix et de joie parfaite.
Mais pour honorer le dieu, le peuple ne se rendait ni dans un lieu sauvage, ni dans un temple, mais dans un théâtre et la cérémonie était un spectacle. Les meilleurs poèmes grecs furent écrits en l’honneur de Dionysos. Les auteurs, les acteurs et les chanteurs étaient considérés comme les servants du dieu. Les représentations étaient sacrées. Dionysos lui-même était censé être présent : son prêtre occupait le siège d’honneur.

Personne ne sait au juste quand ni comment Dionysos prit place à Eleusis, sur un trône aux côtés de celui de Déméter.
Divinités, l’une et l’autre, des largesses de la terre, il semble naturel qu’elles fussent vénérées ensemble.

On le représenta couronné de vigne et de lierre; il tient en main le thyrse, bâton entouré de vigne, et conduit un cortège composé de ménades et de satyres, de Pan et autres créatures.
La panthère est son animal consacré. On dit que lorsqu’il était enfant, il avait su apprivoiser des panthères.

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