Les sept merveilles du monde antique

Les sept merveilles du monde antique est une liste des plus admirables oeuvres architecturales et artistiques du monde antique, que les Grecs et les Romains considéraient comme parfaites.

  • La Pyramide de Khéops à Gizeh et le Phare d’Alexandrie se situaient en Egypte,
  • Le Mausolée d’Halicarnasse et le Temple d’Artémis à Ephèse se situaient en Asie Mineure, la Turquie actuelle,
  • La Statue de Zeus à Olympie et le Colosse de Rhodes se situaient en Grèce,
  • Les Jardins suspendus de Babylone se situaient en Mésopotamie, l’actuel Irak.

L’existence de toutes ces merveilles auraient été prouvée grâce à des fouilles archéologiques, sauf pour les Jardins suspendus de Babylone.

 

La Pyramide de Khéops
Pyramides_de_Gizeh

 

Située à Gizeh (Le Caire), elle a été édifié aux alentours de 2800 avant J.C. pour servir de tombeau au pharaon Khéops.

Initialement d’une hauteur de 146,58 m, elle est formée avec des blocs de pierres calcaires pesant en moyenne 2,5 tonnes.

 

La pyramide de Khéops comprend trois niveaux :

  •     la descenderie et la chambre souterraine
  •     le couloir ascendant, le boyau et la chambre de la reine
  •     la grande galerie, l’antichambre et la chambre du roi

Le parement, originellement composé de pierres en calcaire fin de Tourah, a presque complètement disparu. Il n’en subsite plus que quelques blocs au niveau de la base, reposant sur les pierres du socle.

 

Le Phare d’Alexandrie

Phare_d'AlexandrieConstruit, en une quinzaine d’année, au IIIe siècle avant J.C. à Alexandrie, le Phare fût détruit au XIVe siècle lors d’un tremblement de terre. Durant près de dix-sept siècle, il servit de guide au marins.

Il était bâtit sur la pointe de l’île de Pharaos qui donna le mot « phare » désignant depuis ce type d’édifice. De pierre blanche, qui serait en fait un calcaire local qui a la particularité de durcir au contact de l’eau, le Phare devait être un bâtiment à trois étages d’une hauteur totale d’environ 135 mètres.

  •     une base carrée légèrement pyramidale,
  •     une colonne octogonale,
  •     une petite tour ronde surmontée d’une statue.

Son rayon de visibilité s’étendaient sur environ 50 kilomètres.

 

Le Mausolée d’Halicarnasse

Tombeau_de_MausoleLe Mausolée d’Halicarnasse est le tombeau de Mausole, roi de Carie (province dépendant de l’Empire Perse mais presque autonome). Il est situé dans la ville de Bodrum dans le Sud-Ouest de la Turquie.

Conçu par Pythéas de Priène, le Mausolée avait une hauteur totale de 43 mètre. Il reposait sur une substruction rectangulaire surmontée de 36 colonnes qui supportaient une pyramide de 24 degrés au sommet de laquelle se trouvait un quadrige en marbre (char à deux roues attelé à quatre chevaux côte à côte).

Il resta en bon état jusqu’au XIIe siècle puis détruit en partie après avoir subi de multiples tremblements de terre. Par la suite, les Chevaliers de Malte utilisèrent les pierres du Mausolée pour construire une forteresse.

 

 

 

Le Temple d’Artémis

Le Temple d’Artémis à Ephèse est dans l’Antiquité l’un des plus importants sanctuaires Temple_de_Artemisd’Artémis, déesse grecque de la chasse et de la nature sauvage.

Le Temple, financé par le roi Crésus de Lydie, est bâti vers 560 avant J.C. sur l’emplacement d’un sanctuaire plus ancien.
Sur un soubassement de 155 m sur 60, le sanctuaire possédait 127 colonnes de marbre aux reliefs sculptés.

Il fut, à son tour, détruit pour laisser place au nouveau Temple dessiné par l’architecte grec Chersiphon. Encore plus gigantesque, ses colonnes ioniques, parées d’or, s’élançaient à plus de 18 m de hauteur et comportaient des scènes à caractère mythologique. Ce dernier sanctuaire abritait les statues d’Artémis et de Zeus.

Le Temple d’Artémis fût incendié volontairement le 21 juillet 356 avant J.C. par Erostrate, qui veut se rendre célèbre en détruisant le Temple.

 

La Statue chryséléphantine de Zeus Olympien

Zeus_d'OlympieLa Statue a été construite vers 436 avant J.C. à Olympie (Athènes), en l’honneur de Zeus pour lequel ont été créés les jeux olympiques. Elle fût détruite par un incendie au VIe siècle.

La Statue représente Zeus, couronné d’une rameau d’olivier, assis sur un trône décoré avec des pierres précieuses, de l’ivoire, de l’ébène et de l’or.
Dans la main droite, il tient une statue de Niké, personnification de la victoire. De la main gauche, Zeus tient un sceptre sur lequel un aigle est perché.
Il est drapé dans un himation (manteau) brodé d’animaux et de fleurs et porte des sandales.

L’ensemble mesurait environ 12 m de haut et était placé sur un piédestal de 2 m et est réalisé selon la technique chryséléphantine, technique de sculpture apparue en Grèce aux alentours du VIe siècle avant J.C. et se caractérisant par l’utilisation de plaques d’ivoire et d’or assemblées sur une armature de bois.

 

 

Le Colosse de Rhodes

Construit entre 292 et 280 avant J.C. à Rhodes (Grèce) pour commémorer la victoire des Colosse_de_RhodesRhodiens sur Démétrios Ier Poliorcète (-304), le Colosse de Rhodes fût renversé vers 224 avant J.C. par un tremblement de terre.

Le colosse de Rhodes était une statue d’Hélios, dieu grec du Soleil, haute de 32 m, oeuvre de Charès de Lindos.
Intégralement constitué de bois et de bronze, sa construction dura 12 ans.

Aujourd’hui, l’hypothèse apparue à la Renaissance, d’une statue aux jambes écartées et permettant aux bateaux de passer sous elle, semble contredite par les études statiques de spécialistes britanniques en raison de l’écartement trop important que suggère une telle position.

 

Les jardins suspendus de Babylone

800px-Jardins_suspendus_de_BabyloneLes jardins suspendus de Babylone, dans l’Irak actuelle, furent construit par le roi Nabuchodonosor II afin de rappeler à son épouse, Amytis de Mèdes, les montagnes boisées de son pays d’origine. Ils furent conçus à la ressemblance de la flore des montagnes du croissant fertile.

Ces jardins étaient composés de plusieurs étages en terrasses soutenus par des voûtes et des piliers en briques.

  •     sur la première terrasse de huit mètres de haut furent plantés de grands arbres,
  •     sur la deuxième terrasse de treize mètres furent placés une quantité d’arbres fruitiers,
  •     sur les deux dernières terrasses poussaient des fleurs de toutes sortes.

L’existence de ces jardins de Babylone est contestée par les historiens contemporains. En fait, aucune localisation formelle n’a été trouvée. Aucun des documents cunéiformes trouvés sur le site de Babylone ne fait allusion à ces jardins, et il est curieux qu’un roi comme Nabucholonosor II, qui ne cesse de se féliciter de ses réalisations (murailles, portes, palais,…) reste muet sur ces hypothétiques jardins.

Au cours des années 1990, l’assyriologue anglaise Stéphanie Dalley a émis une hypothèse qui semble plausible, à savoir que les historiens de l’Antiquité aient confondu Ninive (où furent construit des jardins) et Babylone. Il était fréquent qu’ils confondent les deux capitales des deux empires précédant l’empire perse.

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