Métaphore

du grec « metaphora » : transport

Figure de rhétorique par laquelle on substitue la signification propre d’un mot ou d’un groupe de mots à une autre signification qui ne peut lui convenir qu’à la suite d’une associations d’idées :

    L’or du champs de blé ; la lumière de l’esprit ; la fleur de l’âge ; brûler de désir…

Métaphores de Saint-Pol-Roux (1861 – 1940)

    – Sage-femme de la lumière = le coq
    – Quenouille vivante = le mouton
    – Lendemain de chenille en tenue de bal = le papillonpapillon_orange_fond_blanc_ombre
    – Un cimetière qui a des ailes = un vol de corbeaux
    – Hargneuse breloque du portail = le chien de garde
    – Péché qui tète = un enfant naturel
    – Romance pour narine = le parfum des fleurs
    – L’imagerie qui se lit les yeux clos = les rêves

Métaphores de Jules Renard :

    – Papillon : ce billet doux, plié en deux, cherche une adresse de fleur.
    – Ver luissant : cette goutte de lune dans l’herbe.
    – Araignée : petite main noire et poilue crispée sur des cheveux.
    – La pie : corbeau qui passe en demi-deuil.
    – Le serpent : la dix-millionième partie du quart du méridien terrestre.
    – Bouton-d’or : du soleil semé ; monnaie de soleil.
    – Étoiles : tout ce feu d’artifice qui reste en l’air.

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Métaphores dans l’argot et le parler populaire :

    – Les étagères à mégots : les oreilles
    – Déchirer la toile : péter
    – Avoir des oursins dans la poche : être avare
    – Avoir les miches qui font bravo : avoir peur
    – Rouler une pelle : embrasser
    – Se ravaler la façade : se maquiller
    – Le redresseur de torts : le soutien-gorge.

 

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